Entretien avec .... une enseignante d’arts plastiques au sein d’une classe COOP
Amandine PASQUIER, professeure d’arts plastiques au sein d’une classe COOP
Amandine PASQUIER, professeure d’arts plastiques au sein d’une classe COOP
1_Quel est votre parcours scolaire ?
Je suis actuellement en poste au Collège Claude Bernard depuis septembre 2013, J’y ai fait mon année de stage, avant de devenir titulaire de mon poste. C’est par conséquent un collège et un public que je connais bien.
2_Quel est votre fonction et vos missions ?
Je suis professeure d’arts plastiques et professeure principale depuis plusieurs années. D’abord du niveau 5e puis 4e avant de passer en 3e depuis maintenant 3 ans. J’ai également comme mission d’être la référente culturelle de mon établissement.
3_Quelles sont les caractéristiques principales de votre établissement REP ?
Claude Bernard est un établissement de REP avec une grande mixité. Nous avons une CHAT dans notre établissement ainsi qu’une section sport-étude (HAC/Municipaux), nous accueillons également des élèves d’un club de Hand et de Basket ayant des emploi du temps adaptés. Un autre dispositif qui apparaît dans la DHG est la classe coopérative.
4_Comment est née la classe coopérative ?
Comme beaucoup d’établissement de REP, nous sommes confrontés à des problématiques classiques : résultats inférieurs aux moyennes nationales, un déterminisme assez marqué, des élèves qui décrochent ou ne progressent pas. En plus du climat scolaire qui est parfois complexe.
De ce constat, en septembre 2016, nous avons décidé d’ouvrir une classe de 5è coopérative sous l’impulsion d’un collège (M.Jouet) inspirée de la pédagogie nouvelle (Freinet, Oury) tout en l’adaptant aux réalités de notre établissement.
5_Comment définiriez-vous les spécificités de la classe coopérative ?
Pour résumer, les élèves ont deux heures en plus dans leur emploi du temps. Ils commencent leur semaine avec le « quoi de neuf » et la clôture avec le « conseil coop ».
Deux heures particulières où l’accent est mis sur l’échange, l’oral, la résolution de conflits, la réalisation de projet (cf article ci-joint qui détaille davantage les spécificités de cette classe).
6_Pensez-vous que cette classe coopérative influence votre approche pédagogique ?
Le travail de groupe et l’échange entre élèves sont vraiment facilités au sein des classes coopératives. Les élèves s’emparent plus facilement des propositions d’enseignements et s’engagent dans les projets proposés.
Je trouve qu’en arts plastiques, il est plutôt facile de s’adapter à ces classes où l’enseignant n’est pas dans une position frontale avec la classe. Cela a sûrement dû influencer mon approche pédagogique, même si par nature je trouve que notre discipline est ouverte.
7_Pouvez-vous nous partager quelques expériences avec des élèves de cette classe ?
L’équipe pédagogique des classes coopératives fonctionnent souvent en projet comme par exemple lors de « la leçon aux parents » ou les élèves présentent une notion devant un groupe de parents (cyanotype, la pile ..). Un autre projet réunissait le français, l’HG et les arts plastiques pour créer un carnet qui suivait au fil des pages le programme de 3ème (lettre d’un soldat des tranchées, …). Il y a souvent des semaines à thème comme par exemple la semaine « de port en port » ou chaque disciplines abordent le sujet. Le projet sweat est un autre exemple de projet. Après avoir créé un logo du collège, dans le but de l’imprimer sur des sweat et tee shirt, Les fonds récoltés ont été reversé à une association que les élèves ont choisi.


