Les types d'évaluation - Arts Plastiques / Académie de Normandie

Les types d’évaluation

, par Virginie Michel

Ce dossier retranscrit des réflexions issues du terrain (classe et formation). Sous forme de questions, il apporte des pistes de réponses ou de réflexions rédigées par les enseignants lors des journées de formations départementales.
Amendés par des textes théoriques, des outils d’enseignants et des situations d’enseignement, il permettra à chacun de trouver des éléments de réponses pour développer sa pratique professionnelle.




"Comment mettre efficacement en place la pratique de l’autoévaluation en classe ? Comment mettre en place une évaluation ipsative ? "




  • L’autoévaluation : quels intérêts concrets ?
  • Comment rendre perceptible la progression de l’élève pour lui-même, par lui-même ?

"La mise en place de l’autoévaluation et de l’évaluation ipsative vise à rendre l’élève acteur de son propre progrès  : elle l’aide à prendre du recul, analyser sa démarche, ajuster ses choix et interroger l’adéquation entre intention, moyens et résultat. Pour rendre cette progression perceptible, l’évaluation doit être fréquente et intégrée aux échanges quotidiens avec l’enseignant. Un tableau rassemblant les compétences, dans lequel l’élève situe régulièrement son niveau, peut matérialiser visuellement son évolution, d’autant plus s’il y ajoute des photos de ses productions au fil des séquences. Des dispositifs plus ludiques, comme un dessin ou un coloriage qui se complète au fil du temps, peuvent également rendre la progression concrète et motivante. Ainsi, l’élève compare son parcours… à lui-même, ce qui est le principe même de l’évaluation ipsative."



Proposition d’un outil

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"L’évaluation par les pairs m’intéresse aussi, pour développer le regard critique et la capacité d’analyse des élèves mais comment mettre en place cette pratique ? "




"L’évaluation par les pairs peut s’installer progressivement dans la classe en intervenant avant une évaluation sommative ou lors de moments plus courts, en début ou fin de séance, pour jouer un rôle formatif. Elle repose sur la mise en commun des productions, au tableau ou sur table, afin que les élèves puissent observer, comparer et classer les travaux selon des critères fournis par l’enseignant ou construits collectivement. Cette modalité peut prendre différentes formes  : échanges oraux, enregistrements via dictaphone, annotations sur fiches simples… L’intérêt majeur réside dans la construction d’un regard critique, la capacité à justifier ses choix et à mobiliser le vocabulaire artistique. Elle permet aussi de développer des compétences essentielles  : s’exprimer, analyser sa propre pratique et celle des autres, établir des liens avec des œuvres et s’ouvrir à l’altérité."



Proposition d’un outil

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"Comment uniformiser l’évaluation et l’autoévaluation pour permettre à l’élève de repérer ses atouts, ses faiblesses ? "




" L’utilisation d’outils d’évaluation nécessite de clarifier ce qui doit être partagé avec les élèves et ce qui relève du regard professionnel de l’enseignant. Employer les mêmes critères lors de l’autoévaluation et de l’évaluation permet de garantir transparence et compréhension, tout en laissant à l’enseignant la responsabilité d’adapter ses exigences à chacun. L’élève doit disposer d’un outil simple, lisible et centré sur les compétences à travailler, tandis que l’enseignant peut s’appuyer sur une version plus détaillée pour affiner son analyse. Cette distinction favorise une véritable appropriation des critères par l’élève, qui devient acteur de son apprentissage. Ainsi, la clarté des outils et la cohérence entre autoévaluation et évaluation contribuent à une démarche plus juste et plus formative."



Proposition d’un outil

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"A quel moment l’évaluation ’diagnostique’ a-t-elle un intérêt ? Comment peut-elle être mise en place simplement et efficacement pour les 3 composantes ? "




"L’évaluation diagnostique trouve tout son intérêt en amont d’une nouvelle séquence, car elle permet d’identifier rapidement les acquis, les difficultés et les lacunes des élèves afin d’adapter la progression. Même si son caractère «  one shot  » peut sembler limité, sa brièveté — dix minutes ou une demi heure — en fait un outil simple et efficace pour ajuster les contenus. Des dispositifs légers, comme une «  dictée au tableau  » où les élèves reproduisent une œuvre décrite verbalement, permettent de repérer des points précis  : perspective, couleur, mise en espace… Cette analyse fine éclaire les besoins du groupe et oriente la séquence suivante. L’évaluation diagnostique devient alors un levier de différenciation, en posant les bases d’un enseignement adapté aux compétences réelles des élèves dès le début du travail."