PELISSIER Gilbert, L’oral en arts plastiques, 2004
Quelques mots sur l’auteur ...
Il a enseigné à tous les niveaux et occupé la fonction de conseiller pédagogique de 1970 à 1982. En 1979, il devient codirecteur du Centre de formation pédagogique de Paris pour les arts plastiques, puis directeur de la formation des professeurs d’arts plastiques en Côte d’Ivoire de 1981 à 1983. Entre 1977 et 1980, il mène une recherche pour la Direction des Lycées sur la relation langage-perception et, de 1978 à 1982, il dirige une équipe en arts plastiques dans le cadre d’une recherche nationale sur l’interdisciplinarité à l’Institut national de la recherche pédagogique.
Parallèlement, Gilbert Pélissier collabore plusieurs années à la revue Actualité des arts plastiques. Avant sa nomination comme inspecteur pédagogique puis inspecteur général, il est chargé de mission en 1982 à la mission des enseignements artistiques du ministère, où il propose et contribue à la mise en place des premiers Ateliers de pratiques artistiques.
Texte complémentaire de l’intervention orale
« L’oral en arts plastiques » ça sonne mal, c’est incongru, tout autant que pourrait l’être un oral en natation, bien que possible. Cette incongruité, si la formulation est ainsi ressentie, n’est pas dépourvue de sens en apparaissant comme une sorte de déni de ce qu’est l’enseignement des arts plastiques (à distinguer de l’enseignement de connaissance de l’art) qui comme tout art et enseignement de l’art, se signale par une pratique « opérant avec des procédures spécifiques appliquées à des matériaux déterminés donnant naissance à des oeuvres ». Car il s’agit bien d’un enseignement dont le mode d’être est pleinement la pratique, et non d’un enseignement assorti d’une part pratique, et c’est en ce sens que le terme « oral » paraît inapproprié. Ce déplacement du terme, si adéquat à l’ensemble des disciplines scolaires, signale l’inconfort de la pratique artistique dans l’institution scolaire sous le règne de l’écrit et de l’oral. Mais en même temps ce déplacement incorpore et légitime dans le registre scolaire une part rebelle, celle du non-scolaire dans le scolaire qui est la dimension artistique de cet enseignement, dit artistique, si toutefois cette dimension est cultivée.